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élection présidentielle de 2017

Début d'hémorragie dans le camp Fillon, les centristes suspendent leur participation

La décision de François Fillon de maintenir sa candidature malgré la perspective d'une mise en examen pousse plusieurs élus de la droite et du centre à se mettre en retrait de la campagne. À commencer par Bruno Le Maire, qui était chargé des affaires européennes et internationales. L'UDI suspend sa participation à la campagne en attendant la réunion de son bureau exécutif.
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Une question de "principe". C'est ainsi que Bruno Le Maire justifie son retrait de la campagne de François Fillon dans un communiqué, publié mercredi. L'ancien candidat à la primaire de la droite et du centre estime que le "respect de la parole donnée" est "indispensable à la crédibilité politique".


En décidant de maintenir sa candidature malgré la perspective d'une mise en examen le 15 mars, François Fillon, qui avait pourtant affirmé dans un premier temps sur TF1 qu'il se retirerait dans un tel cas de figure, aurait manqué à sa parole, selon Bruno Le Maire.

Le député de l'Eure, qui a fait campagne en novembre sur le thème du renouveau en politique, est une perte de poids pour François Fillon. Il était chargé des questions européennes et internationales.

La Raudière, Robinet et Riester suivent le mouvement

Dans la foulée, plusieurs députés lemairistes ont approuvé cette décision, à commencer par Franck Riester, député-maire LR de Coulommiers et Laure de La Raudière, députée LR d'Eure-et-Loir et jusque-là chargée du projet de François Fillon.



"L'idée que je me fais de la Politique m'oblige à me mettre en retrait de la campagne. Mon énergie sera consacrée pour #Reims", écrit Arnaud Robinet, le député-maire LR de Reims.

Alain Chrétien, le député-maire LR de Vesoul, est sur la même position. Jean-Luc Warsmann, député LR non-aligné lors de la primaire de la droite, a décidé de ne pas participer à la campagne de l'ancien premier ministre. Et du côté des sénateurs de droite, Gérard Cornu salue la "décision courageuse" de Bruno Le Maire.



Les centristes en plein doute

Yves Jégo, vice-président de l'UDI, a lui aussi approuvé la décision "courageuse et digne" de Bruno Le Maire. Son parti a décidé mercredi après-midi de "suspendre" sa participation à la campagne de François Fillon. "Je réunirai la semaine prochaine le bureau exécutif de l'UDI afin que nous prenions une décision collective", a précisé Jean-Christophe Lagarde, président du parti.