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Primaire à gauche

Candidats, règles, calendrier... Tout savoir sur la primaire de la gauche

Ils sont sept sur la ligne de départ : Manuel Valls, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Sylvia Pinel, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy. Le point sur les règles fixées.
5 min
AFP - Montage LCPAFP - Montage LCP


Coorganisées par le Parti socialiste et ses partenaires - l'Union des démocrates et des écologistes, le Parti radical de gauche, le Parti écologiste et Génération écologie ! -, "les primaires citoyennes" (nom officiel) permettront aux électeurs de gauche de se choisir leur candidat pour 2017.

Calendrier

Les deux tours de la primaire à gauche auront lieu les dimanches 22 et 29 janvier 2017. Les candidatures ont été validées officiellement le 17 décembre, coup de départ officiel de la campagne. Comme pour les candidats de droits, trois débats télévisés seront organisés les 12, 15 et 19 janvier.

Règles

Les candidats sélectionnés bénéficient d'une aide de 50 000 euros pour faire campagne. Chaque participant doit s'engager à soutenir le vainqueur du scrutin pour la campagne présidentielle.

Comment voter ?

Il y aura au moins 7.600 bureaux de vote sur le territoire.

Les électeurs devront :

- Débourser 1 euro à chaque tour et "adhérer aux valeurs de la gauche et des écologistes".
- Être majeur et inscrit sur les listes électorales. Il existe une dérogation pour les mineurs et/ou les étrangers, s'ils sont "adhérents aux partis ou organisations de jeunesse des partis organisateurs".

Les candidats

Arnaud Montebourg, 54 ans. Troisième homme de la primaire socialiste de 2011, l'ancien ministre de l'Économie et chantre de la démondialisation croit en ses chances. Sorti du gouvernement à la fin de l'été 2014 après ses critiques sur la ligne économique suivie par l'exécutif, l'avocat de profession s'est essayé récemment au monde de l'entreprise et des start-up.


Benoît Hamon, 49 ans. Député des Yvelines et éphémère ministre de l'Éducation nationale, il est aussi un grand déçu du Hollandisme. Fondateur, avec Arnaud Montebourg, du Nouveau Parti Socialiste en 2003, il décide cette fois de s'engager en son nom, alors qu'il avait soutenu Martine Aubry en 2011. Il a déclaré sa candidature le 16 août sur TF1, et plaide pour un "nouveau modèle de développement" et un "nouveau modèle démocratique" pour le pays.


Vincent Peillon, 56 ans. C'est le candidat surprise de ce scrutin. L'ancien ministre de l'Éducation nationale, actuellement député européen, avait fait preuve d'une très grande discrétion depuis qu'il a été démis de ses fonctions par François Hollande en 2014. Perçu comme une valeur refuge par certains les socialistes qui ne se retrouvent ni dans la ligne Valls ni dans celle de Montebourg, Vincent Peillon n'a que quelques semaines pour convaincre les électeurs de gauche de lui faire confiance.


François de Rugy, 42 ans. Député et vice-président de l'Assemblée nationale, il dénonce la "dérive gauchiste" d'Europe Écologie-Les Verts qu'il quitte en 2015 pour fonder le Parti écologiste. Il affirme au Monde qu'il est "clairement le seul candidat à mettre l'écologie au c?ur du projet de la gauche" et vise 100% d'énergies renouvelables en France en 2050.


Jean-Luc Bennahmias, 61 ans. Ancien membre des Verts, ex cadre du MoDem et aujourd'hui sans mandat, il a créé son propre parti, le Front Démocrate. Député européen pendant 10 ans, Jean-Luc Bennahmias vient de sortir un livre au titre évocateur : "Un Président devrait dire ça..." (Les Éditions du net).



Sylvia Pinel, 39 ans. Comme Jean-Michel Baylet en 2011 (0,64 % des voix), Sylvia Pinel sera la représentante du PRG à cette primaire. Alliés historique du Parti socialiste, les radicaux avaient envisagé un temps de présenter directement leur championne à l'élection présidentielle. Mais il semblerait que le renoncement de Hollande les ait poussés à faire marche arrière. Une décision bien commode pour le PS, qui lui permet d'afficher au moins une femme parmi les sept candidats...


Manuel Valls, 54 ans. Alors qu'il n'a jamais caché ses desseins présidentiels, le Premier ministre avait fait un pas de plus vers la candidature le 27 novembre, dans un entretien au Journal du dimanche. Mais un affrontement avec François Hollande aurait provoqué une crise institutionnelle à la tête de l'exécutif. La pression était retombée depuis. La décision de François Hollande, jeudi soir, de renoncer à se présenter à sa propre succession, ouvre désormais la voie à une candidature de Manuel Valls pour défendre la ligne du gouvernement à la primaire.