twitter facebook chevron-right
Modem

Bayrou esquisse son "projet social"

Tout en tressant des louanges à Emmanuel Macron et Édouard Philippe, le président du Modem considère que le gouvernement doit "accorder autant d’importances aux projets économiques qu’aux projets sociaux". Il se dit prêt à contribuer à "organiser" la majorité constituée avec La République en Marche.
5 min
Francois Bayrou le 17 décembre, à Paris (PHILIPPE LOPEZ / AFP)Francois Bayrou le 17 décembre, à Paris (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

François Bayrou n’a pas boudé son plaisir : le Premier ministre et pas moins de cinq membres du gouvernement ont fait le déplacement, ce week-end, pour assister au congrès de son mouvement, le Modem, dont il a été réélu à la présidence avec près de 94 % des voix.

Dans son discours, l’éphémère ministre de la Justice n’a pas été avare en compliments à l’égard de l’exécutif. Emmanuel Macron ? Il le voit "au premier rang des leaders les plus entrainants" au monde. Un de "ces hommes qui font l’Histoire" avec "son audace et sa liberté d’esprit."

Quant au Premier ministre Édouard Philippe, il l’a fait applaudir dès le début de son discours :

Une majorité "cohérente" mais "pas encore organisée"

Mais François Bayrou a d’autres messages à faire passer. S’il salue la "cohérence" de la majorité incarnée par La République en Marche (LREM) et le Modem, c’est pour noter immédiatement qu’ "elle n’est pas encore organisée."

"Au Modem, nous avons nos atouts : un héritage, nous savons d'où nous venons. Et nous avons une structure", relève-t-il. Une façon de glisser à ses alliés LREM que, bien que minoritaire - ses 47 élus à l’Assemblée nationale ne pèsent pas lourd face aux 313 députés LREM -, il faudra compter avec lui à l’avenir. "Si je peux aider, j’aiderai…", lance-t-il avec gourmandise... Et pas seulement pour les prochaines élections européennes de 2019, mais, jure-t-il, "pour les décennies qui viennent ."

"Le projet social n’est pas seulement un projet d’allocations..."

Sur le plan des idées, François Bayrou veut aussi jouer sa partition. Selon lui, "il faut accorder autant d’importances aux projets économiques qu’aux projets sociaux."

Cette ambition sociale, François Bayrou veut la porter tous azimuts. Et la penser différemment. "Le projet social n’est pas seulement un projet d’allocations car, forcément, à l’avenir, il y aura moins d’argent pour les allocations… D’autant que ces allocations peuvent être une dépendance…", dit-il :

François Bayrou a repris les accents du ministre de l'Éducation qu'il fut de 1993 à 1997, en faisant de l'école la première politique sociale pour permettre à tous de trouver sa place au sein de la société :

Le patron du Modem a insisté sur l'un des prochains dossiers du gouvernement : la réforme de la formation professionnelle. "Un pas décisif", selon lui. L'occasion d'insister sur l’école du soir, "un rêve qui peut devenir possible chez nous" avec les cours offerts sur internet, les Moocs :