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Nomination

Alain Juppé au Conseil constitutionnel : feu vert de la commission des lois

La nomination du maire de Bordeaux, proposée par le président de l'Assemblée nationale, a été approuvée jeudi par les députés. Alain Juppé a expliqué qu'il aurait "beaucoup à apprendre" dans sa future fonction, qui marquera définitivement son retrait de la vie politique.
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Un ancien Premier ministre en remplace un autre. Alain Juppé va officiellement prendre la succession de Lionel Jospin au Conseil constitutionnel. Les membres de la commission des lois ont largement approuvé jeudi sa nomination, proposée par Richard Ferrand, par 21 voix contre 4, plus deux bulletins blancs ou nuls.

La majorité a accueilli ce choix avec bienveillance, tout comme Les Républicains, la famille politique historique d'Alain Juppé envers laquelle il avait pris ses distances.

Cette nomination parachève le retrait de la vie politique du maire de Bordeaux, qui devrait quitter très prochainement sa fonction de premier édile :

Un improbable veto parlementaire sur cette nomination aurait nécessité les trois cinquième des suffrages exprimés.

"En suis-je digne ?"

Devant les députés, Alain Juppé a évoqué son passé judiciaire pour mieux démontrer que celui-ci ne constituait pas, selon lui, un obstacle juridique ou moral dans la perspective de sa nomination :

Malgré sa longue expérience de la vie politique, il a aussi joué la carte de la modestie en estimant avoir "beaucoup à apprendre", n'étant pas juriste de profession.

Benalla, une affaire "politique"

Les députés communistes et insoumis ont été les seuls à émettre certaines réserves sur cette nomination. Stéphane Peu (PCF) n'a pas apprécié que l'ancien Premier ministre considère comme "acquise" sa nomination, tandis que Loïc Prud'homme, élu LFI de la Gironde, s'est lancé dans un réquisitoire contre sa politique municipale. L'intéressé lui a suggéré en retour de se présenter aux municipales, en 2020...

Enfin, Alain Juppé a esquivé dans un trait d'humour la question d'Ugo Bernalicis (LFI), qui portait sur le contrôle de l'exécutif par le pouvoir législatif après le rendu des conclusions de la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla.

Alain Juppé devrait rejoindre la Rue de Montpensier aux côtés de l'ancien ministre macroniste Jacques Mézard et du sénateur LR François Pillet.